Basketball · · 3 min de lecture
Michael Jordan (Basketball) : histoire, caractère et évolution
De Brooklyn aux six titres des Bulls : le parcours de Michael Jordan, son caractère de compétiteur et ce qu'il a changé dans le basketball.

Michael Jeffrey Jordan naît le 17 février 1963 à Brooklyn, à New York, puis grandit à Wilmington, en Caroline du Nord. Quatrième de cinq enfants, il pratique le baseball et le basket au lycée. Une anecdote souvent racontée veut qu'il n'ait pas été retenu dans l'équipe première en deuxième année : il joue alors avec l'équipe réserve et en tire, dit-il, une motivation durable. Trois ans plus tard, il est l'un des joueurs les plus recherchés du pays.
Des débuts à North Carolina aux Bulls
À l'université de North Carolina, Jordan entre dans l'histoire en mars 1982 : à la dernière seconde de la finale NCAA face à Georgetown, il inscrit le tir qui donne le titre à son équipe. Il remporte aussi la médaille d'or aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984.
La même année, les Bulls de Chicago le choisissent en troisième position de la draft. Il est élu meilleur débutant de la saison 1984-1985. Lors des playoffs 1986, il inscrit 63 points face aux Celtics de Boston, un record de la phase finale qui tient encore. Les Bulls perdent pourtant ce match, et l'équipe reste longtemps trop courte pour viser le titre.
Le temps des titres
Le déclic collectif arrive avec l'entraîneur Phil Jackson, en 1989, et son système de jeu en triangle, mené avec Scottie Pippen. Chicago remporte trois titres de suite, en 1991, 1992 et 1993. En octobre 1993, Jordan annonce sa retraite. Il tente alors le baseball professionnel dans une équipe de ligue mineure, les Birmingham Barons, avant de revenir au basket en mars 1995 avec un message de deux mots : « I'm back ».
Le retour est complet. Les Bulls réalisent en 1995-1996 une saison de 72 victoires pour 10 défaites, record de l'époque, et gagnent le titre, puis encore ceux de 1997 et 1998. Au total, Jordan compte six titres, six fois élu meilleur joueur des Finales et cinq fois meilleur joueur de la saison régulière. Il est aussi dix fois meilleur marqueur de la ligue, et champion olympique une seconde fois avec la « Dream Team » en 1992.
Son dernier grand geste avec Chicago a lieu le 14 juin 1998, lors du sixième match des Finales face à Utah : un tir à quelques secondes de la fin scelle la victoire. Il joue ensuite deux saisons à Washington, de 2001 à 2003, sans retrouver ce niveau.
Caractère : la compétition avant tout
Tous ceux qui ont joué avec lui décrivent le même trait : une envie de gagner qui s'étend aux entraînements, aux cartes, au golf. Cette exigence pouvait rendre les relations rudes, et ses coéquipiers l'ont raconté sans détour. Elle a aussi tiré l'équipe vers le haut. Jordan s'appuyait sur le travail : il a obtenu le titre de meilleur défenseur de la ligue en 1988, rare pour un attaquant de ce calibre.
Un style, un numéro
Jordan combine une vitesse de première étape, un saut exceptionnel et un tir en retrait, le fadeaway, devenu une référence. Ses concours de dunks en 1987 et 1988, avec un envol parti de la ligne des lancers francs, lui valent le surnom d'« Air Jordan ». Il porte le numéro 23, que les Bulls retirent en 1994.
Le nom devient aussi une marque. La première chaussure Air Jordan sort en 1985 chez Nike et change la place des baskets dans la culture populaire, bien au-delà des terrains. Le Basketball Hall of Fame l'intronise en 2009.
Ce qu'il laisse
Plus qu'un palmarès, Jordan a installé une image du joueur : un tir décisif, une langue tirée, un corps suspendu avant le cercle. Cette silhouette traverse les générations, et celle de Kobe Bryant en est un prolongement direct, tant le Californien a copié ses gestes. Pour une autre figure sportive aussi marquante, on peut lire notre fiche sur Mike Tyson.
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