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Tennis · · 3 min de lecture

Tennis : histoire, univers et personnages

Du jeu de paume médiéval aux quatre tournois du Grand Chelem, comment le tennis est devenu un duel d'endurance, de précision et de nerfs.

Tennis : histoire, univers et personnages

Le tennis oppose deux joueurs, ou deux paires en double, séparés par un filet. Il s'agit d'envoyer la balle dans le camp adverse jusqu'à ce que l'autre ne puisse plus la renvoyer. Le comptage en jeux, en sets et en points, avec ses scores de 15, 30 et 40, déroute les débutants, mais il donne au match une structure unique : on peut mener presque tout le temps et pourtant perdre, tant la dernière balle compte.

Du jeu de paume au gazon de Wimbledon

Le tennis descend du jeu de paume, pratiqué dans les monastères puis dans les cours royales d'Europe dès le Moyen Âge, d'abord avec la main nue, puis avec une raquette. La version moderne naît en Angleterre dans les années 1870, lorsque le major Walter Clopton Wingfield dépose un jeu de plein air sur gazon. Le club de Wimbledon organise son premier tournoi en 1877, et le tennis se répand vite dans les clubs britanniques puis sur le continent. La Coupe Davis, compétition entre nations, apparaît en 1900. Les Jeux olympiques l'accueillent dès 1896, avant une longue absence puis un retour définitif en 1988.

Quatre surfaces, quatre façons de jouer

Le tennis se joue sur des surfaces qui changent la nature du match. Le gazon de Wimbledon, rapide, favorise les services puissants et les points courts. La terre battue de Roland-Garros ralentit la balle, fait rebondir haut et récompense l'endurance et le placement. Les courts en dur de l'Open d'Australie et de l'US Open offrent un jeu intermédiaire. Ces quatre tournois forment le Grand Chelem, et réussir à les gagner la même année reste une rareté : Rod Laver l'a fait en 1962 et en 1969, Steffi Graf en 1988, année où elle a aussi remporté l'or olympique. Le sport vit ainsi au rythme d'un calendrier saisonnier, de la terre ocre du printemps parisien à l'herbe de l'été londonien.

Les figures qui ont fait le tennis

Rod Laver a dominé les années 1960 et reste le seul joueur à avoir réussi deux fois le Grand Chelem calendaire. Billie Jean King a gagné de nombreux titres et s'est battue pour l'égalité des primes entre femmes et hommes. Björn Borg a enchaîné cinq victoires à Wimbledon entre 1976 et 1980, avec un calme qui a marqué son époque. Martina Navratilova et Chris Evert ont fait de leur rivalité l'une des plus longues du sport. André Agassi, vainqueur des quatre tournois majeurs au cours de sa carrière, a incarné les années 1990 par son jeu de fond de court et son image. Plus près de nous, Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic se sont partagé deux décennies de titres majeurs, tandis que Serena Williams a marqué le circuit féminin par sa puissance et sa longévité.

Un sport de nerfs, de gestes et d'images

Le tennis a la particularité de se jouer sans coéquipier et sans temps mort collectif : le joueur est seul face à ses décisions, ses doutes et son adversaire. Les matchs en cinq sets, comme la finale de Wimbledon 2008 entre Federer et Nadal, restent des références pour leur intensité psychologique. Le sport a aussi une identité visuelle très reconnaissable : les lignes blanches qui découpent le court, la balle jaune fluo, le filet tendu, les tenues blanches imposées à Wimbledon, le cliquetis des cordes. Le service, geste de départ de chaque échange, se prête particulièrement bien à l'image : le bras tendu, la balle lancée très haut, le corps en extension.

Pour prolonger la lecture, le dossier sur le baseball explore un autre sport bâti sur le duel entre un lanceur et un frappeur.

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